<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Astartis</title><link>http://astartis.canalblog.com/</link><description>Mon Blog</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 08:19:08 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>La terre promise</title><dc:creator>tippigippi</dc:creator><link>http://astartis.canalblog.com/archives/2006/04/28/1781317.html</link><guid isPermaLink="true">http://astartis.canalblog.com/archives/2006/04/28/1781317.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Les d&#xe9;cennies 1830 et 1840, pleines du bruit et de la fureur des luttes politiques, des r&#xe9;voltes, des &#xe9;checs et des angoisses, reli&#xe9;es par la brutale charni&#xe8;re historique des troubles de 1837-1838 peut-&#xea;tre autant, sinon plus tragique que la Conqu&#xea;te, constituent une &#xe8;re absolument d&#xe9;terminante dans l&apos;histoire sociale et intellectuelle du Canada fran&#xe7;ais. Nous associons les ann&#xe9;es 1830 aux ann&#xe9;es 1840, conscient de la rupture traumatisante de la R&#xe9;bellion et de l&apos;inqui&#xe9;tude d&#xe9;j&#xe0; ressentie auparavant qui &#xe9;treint ensuite l&apos;&#xe9;lite. Le rapport Durham n&apos;a fait que formaliser l&apos;id&#xe9;ologie de la classe dominante des marchands anglais, mais les termes, les jugements et les pr&#xe9;visions du rapport, avaient d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; capt&#xe9;s par l&apos;&#xe9;lite et les hommes politiques canadiens-fran&#xe7;ais, dans leur opposition au colonisateur. Ainsi, d&#xe8;s 1834, donc avant 1837-1838, Ludger Duvernay et Denis-Benjamin Viger ont fond&#xe9; la Soci&#xe9;t&#xe9; nationale Saint-Jean-Baptiste, avec une devise-programme : &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quoimonq.com/rencontres-coquines/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Coquines&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&#xab; Notre langue, nos institutions, nos lois &#xbb; . C&apos;est Duvernay qui semble avoir &#xe9;t&#xe9; le premier &#xe0; proposer une strat&#xe9;gie de survivance ; il proclame : &#xab; emparons-nous du sol ! &#xbb;. Ce mot d&apos;ordre sera rapidement adopt&#xe9; et relanc&#xe9; mainte fois par les publicistes de la colonisation et les hommes politiques. En 1855, l&apos;homme politique George-Etienne Cartier, dans un discours, reprend la th&#xe9;matique de Duvernay en associant nation et territoire ; il faut une assiette territoriale comme base indispensable de la survivance :&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quoimonq.com/rencontres-adultes/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Adultes&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&#xab; La population ne suffit pas &#xe0; constituer une nationalit&#xe9;, il lui faut encore l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment territorial. La race, la langue, l&apos;&#xe9;ducation et les moeurs forment ce que j&apos;appelle un &#xe9;l&#xe9;ment personnel national. Mais cet &#xe9;l&#xe9;ment devra p&#xe9;rir s&apos;il n&apos;est pas accompagn&#xe9; de l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment territorial... Canadiens fran&#xe7;ais, n&apos;oublions pas que si nous voulons assurer notre existence nationale il faut nous cramponner &#xe0; la terre. Il faut que chacun de nous fasse tout en son pouvoir pour conserver son patrimoine territorial... Car il faut laisser &#xe0; nos enfants, non seulement le sang et la langue de nos anc&#xea;tres, mais encore la propri&#xe9;t&#xe9; du sol. Si plus tard on voulait s&apos;attaquer &#xe0; notre nationalit&#xe9; quelle force le Canadien fran&#xe7;ais ne trouvera-t-il pas pour la lutte dans son enracinement au sol ! &#xbb;. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quoimonq.com/rencontres-amateur/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Amateur&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Il s&apos;agit donc, en premier lieu, d&apos;une tentative d&apos;adaptation &#xe9;conomique : on doit r&#xe9;pondre &#xe0; la mainmise &#xe9;trang&#xe8;re sur le monde des affaires et au peu de chance de s&apos;y tailler une place sans perdre les traits les plus importants de sa culture, c&apos;est-&#xe0;-dire sans s&apos;angliciser (sans &#xab; l&apos;anglification &#xbb;, comme disent les h&#xe9;ros du roman &lt;em&gt;Charles Gu&#xe9;rin)&lt;/em&gt;. Plus tard, on passera d&apos;une strat&#xe9;gie adaptative, &#xe0; la r&#xe9;duction de la dissonance par la v&#xe9;n&#xe9;ration de l&apos;agriculture. Le contr&#xf4;le de l&apos;&#xe9;conomie et du capital par les Anglais oblige aux rationalisations de l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment dynamique de la population canadienne-fran&#xe7;aise. Il reste la terre et l&apos;agriculture. Cartier s&apos;attache &#xe0; un principe g&#xe9;opolitique ; la strat&#xe9;gie de survivance doit tenir compte maintenant de la menace d&apos;assimilation. La nationalit&#xe9;, comme on a dit pendant tout le XIX si&#xe8;cle, est en danger. Il ne s&apos;agit plus seulement de conserver &#xab; la langue, les institutions et les lois &#xbb;, mais de survivre collectivement. Ce ne sont plus quelques &#xe9;l&#xe9;ments culturels que l&apos;Anglais met en question mais la culture globale d&apos;un peuple consid&#xe9;r&#xe9;e aussi bien par le Britannique Durham (1839) que par le Fran&#xe7;ais Isidore Lebrun (1833), comme inf&#xe9;rieure et vou&#xe9;e &#xe0; la disparition. Selon les deux contemporains europ&#xe9;ens, les indig&#xe8;nes colonis&#xe9;s &#xe9;taient demeur&#xe9;s dans une rustrerie complaisante.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sexyblog.org/rencontres-discretes/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Discr&#xe8;tes&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le mot d&apos;ordre s&apos;affine, et c&apos;est celui de Pilote, repris aussi par Stanislas Drapeau (1858), qui place le m&#xea;me message en exergue dans la page-titre de son ouvrage. Le m&#xea;me auteur, dans son appel aux pr&#xe9;fets, maires et conseillers municipaux du Bas-Canada, &#xe9;crit : &#xab; Le moment est arriv&#xe9; o&#xf9; il nous faut reculer le plus possible les limites du sol que nous devons habiter, afin de transmettre &#xe0; nos descendants la propri&#xe9;t&#xe9; intacte de ce sol conquis &#xe0; la civilisation par nos anc&#xea;tres &#xbb;.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sexyblog.org/rencontres-reelles/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Reelles&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Voisin s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve contre l&apos;isolement et se pr&#xe9;occupe plus du bien-&#xea;tre que de la culture. Mais Gu&#xe9;rin se fait pr&#xe9;cis&#xe9;ment le d&#xe9;fenseur de la nationalit&#xe9; ; ses enfants ne seront pas tenus de &#xab; parler une autre langue, suivre une autre religion &#xbb;. Le peuple canadien doit survivre, assurer la continuit&#xe9; de l&apos;h&#xe9;ritage ancestral. &#xab; T&#xe2;chons d&apos;&#xea;tre une nation d&apos;abord... &#xbb;. Les nouveaux professionnels en formeront l&apos;&#xe9;lite issue du peuple ; l&apos;ancienne &#xe9;lite : l&apos;aristocratie, ayant fui ou pactis&#xe9; avec le conqu&#xe9;rant. &#xc0; ceux qui demeurent au pays, refusant les compromis parasitaires avec le colonisateur, il reste le choix &#xab; en tournant le dos &#xe0; tant de turpitudes, d&apos;aller reconstituer, dans une r&#xe9;gion encore vierge, une nouvelle soci&#xe9;t&#xe9; &#xe0; partir de ses fondements &#xe9;l&#xe9;mentaires &#xbb;. Pour ceux qui acceptent d&apos;y vivre, la soci&#xe9;t&#xe9; canadienne fran&#xe7;aise est un cul-de-sac. Y demeurer oblige, malgr&#xe9; tout, &#xe0; en sortir : reculer d&apos;o&#xf9; l&apos;on est pour se diriger ailleurs o&#xf9; tout est &#xe0; reprendre depuis les d&#xe9;buts : &#xab; Faire une nation &#xbb;, ce sera &#xab; faire une paroisse &#xbb; .Le roman de Chauveau, sinon du point de vue litt&#xe9;raire, est particuli&#xe8;rement int&#xe9;ressant id&#xe9;ologiquement car il esquisse les pr&#xe9;mices du mythe dont nous essayons de retracer l&apos;&#xe9;mergence. Nous distinguons dans cette œuvre - une des premi&#xe8;res de la litt&#xe9;rature romanesque canadienne - une approximation de deux &#xe9;l&#xe9;ments du mythe du Nord que nous retrouvons formalis&#xe9;s clairement une g&#xe9;n&#xe9;ration plus tard : la Terre promise et la R&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;ration. Jean-Charles Farlardeau en pr&#xe9;sente bien les aspects fondamentaux lorsqu&apos;il parle de l&apos; &#xab; ailleurs &#xbb; et de la &#xab; nouvelle soci&#xe9;t&#xe9; &#xbb;. L&apos;&#xe9;pilogue du roman s&apos;intitule &#xab; La nouvelle paroisse &#xbb; ! &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sexyblog.org/rencontres-webcam/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Webcam&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Jean Rivard&lt;/em&gt; (1862) d&apos;Antoine G&#xe9;rin-Lajoie s&apos;inscrit nettement, bien que li&#xe9; &#xe0; &lt;em&gt;Charles Gu&#xe9;rin&lt;/em&gt; par plus d&apos;un trait, dans un mythe diff&#xe9;rent que nous avons d&#xe9;fini comme le noyau mythique de l&apos;id&#xe9;ologie dominante apr&#xe8;s 1840 : la Mission providentielle. Le temps du roman n&apos;est plus le m&#xea;me ; la r&#xe9;volte a eu lieu et a &#xe9;chou&#xe9; dans la r&#xe9;pression. Les Canadiens fran&#xe7;ais doivent &#xea;tre assimil&#xe9;s et, pour ce faire, ont &#xe9;t&#xe9; rapproch&#xe9;s de l&apos;Anglais par le gouvernement d&apos;Union des deux Canadas. Les mauvaises r&#xe9;coltes ont succ&#xe9;d&#xe9; aux mauvaises r&#xe9;coltes dans les seigneuries maintenant surpeupl&#xe9;es o&#xf9; se perp&#xe9;tuent un syst&#xe8;me juridique h&#xe9;rit&#xe9; de la Coutume de Paris et qui oblige la plupart des fils &#xe0; s&apos;exiler. L&apos;&#xe9;migration du monde rural vers les Etats-Unis, d&#xe9;j&#xe0; amorc&#xe9;e dans la d&#xe9;cennie pr&#xe9;c&#xe9;dente, accuse un d&#xe9;bit alarmant. Les gouvernements pallient mal la crise : il n&apos;y a pas encore de politique agricole officielle. Des soci&#xe9;t&#xe9;s de colonisation se fondent, organis&#xe9;es et dirig&#xe9;es par des membres du clerg&#xe9;, sous la houlette de l&apos;&#xe9;piscopat. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sexyblog.org/rencontres-filles/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Filles&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;D&#xe8;s 1848, Mgr Bourget, &#xe9;v&#xea;que de Montr&#xe9;al, veut faire d&#xe9;vier le courant migratoire vers les Cantons de l&apos;Est. Les commissaires du Comit&#xe9; d&apos;enqu&#xea;te de 1849 constatent que dans les ann&#xe9;es 1840 &#xab; la province ne garde qu&apos;une faible portion des immigrants et les natifs eux-m&#xea;mes se dirigent en grand nombre vers des pays &#xe9;trangers &#xbb;. Ils s&apos;interrogent sur la signification de cette migration, se demandant &#xab; si c&apos;est la nature elle-m&#xea;me qui n&apos;offre pas &#xe0; l&apos;homme de son pays avantages suffisants pour l&apos;y retenir, ou si ce n&apos;est pas plut&#xf4;t la soci&#xe9;t&#xe9; qui a n&#xe9;glig&#xe9; d&apos;exploiter le champ que la nature lui offrait &#xbb;. En 1850, une lettre collective des &#xe9;v&#xea;ques cherche &#xe0; guider vers les terres &#xe0; d&#xe9;fricher &#xab; ceux de nos fr&#xe8;res qui seraient tent&#xe9;s d&apos;&#xe9;migrer, et de les retenir ainsi dans le sein de notre patrie, assez vaste et assez riche pour nourrir une population beaucoup plus nombreuse &#xbb;.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quoimonq.com/rencontres-libertines/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Libertines&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Nous posons ici seulement des jalons dans un contexte historique assur&#xe9;ment plus complexe que celui dont notre pr&#xe9;sentation sommaire rend compte ; il s&apos;agit essentiellement pour nous de retrouver l&apos;expression symbolique des id&#xe9;ations collectives de cette &#xe9;poque. &#xc9;tudiant la Terre promise comme un des mythes et symboles du Nord, il faut aborder maintenant le ph&#xe9;nom&#xe8;ne de l&apos;expansion. Nous distinguons une expansion spontan&#xe9;e et une expansion forc&#xe9;e. Nous avons parl&#xe9; plus haut de l&apos;expansion individuelle traditionnelle des Canadiens fran&#xe7;ais &#xe0; travers tout le continent nord-am&#xe9;ricain, surtout vers les Pays d&apos;en Haut, c&apos;est-&#xe0;-dire l&apos;Ouest-Nord-Ouest mal d&#xe9;limit&#xe9;. Beaucoup d&apos;habitants se s&#xe9;dentarisaient apr&#xe8;s un long p&#xe9;riple continental (espace et temps) ; d&apos;autres ne revenaient pas, se fixant aussi bien dans les montagnes Rocheuses des Etats-Unis - au d&#xe9;but du XIX si&#xe8;cle, Lewis et Clark ont rencontr&#xe9; des &lt;em&gt;mountain men&lt;/em&gt; canadiens-fran&#xe7;ais install&#xe9;s en permanence dans des r&#xe9;gions qu&apos;on imaginait seulement peupl&#xe9;es d&apos;Indiens hostiles aux Blancs - que dans les &#xe9;tats du Centre-Ouest, de l&apos;Illinois au Wyoming, ou dans l&apos;Ouest canadien qu&apos;on appela tr&#xe8;s t&#xf4;t, le Nord-Ouest (de l&apos;Am&#xe9;rique). L&apos;errance &#xe0; l&apos;&#xe9;chelle continentale, doubl&#xe9;e d&apos;une absence de conscience des fronti&#xe8;res entra&#xee;nant une dispersion de la population &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur du noyau g&#xe9;ographique et historique du Canada fran&#xe7;ais : la vall&#xe9;e du Saint-Laurent. La Conqu&#xea;te n&apos;avait en rien alt&#xe9;r&#xe9; cette expansion autrefois tacitement encourag&#xe9;e, car on la voyait au service de l&apos;expansionnisme fran&#xe7;ais en Am&#xe9;rique du Nord. On la vit ensuite comme une sorte de revanche : les vagabonds et les pionniers ignoraient les fronti&#xe8;res et perp&#xe9;tuaient l&apos;id&#xe9;e d&apos;une Am&#xe9;rique fran&#xe7;aise. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quoimonq.com/rencontres-chaudes/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Chaudes&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#xe8;cle se partage, au sujet de l&apos;expansion, en trois courant d&apos;id&#xe9;es : 1) doit-on poursuivre jusqu&apos;aux &#xc9;tats-Unis ; 2) dans tout le Canada ; 3) se limiter aux fronti&#xe8;res de la province de Qu&#xe9;bec (apr&#xe8;s 1867) ? Des repr&#xe9;sentants &#xe9;minents du clerg&#xe9;, de l&apos;&#xe9;lite intellectuelle et du monde politique diff&#xe8;rent par leurs propositions de strat&#xe9;gies g&#xe9;opolitiques, bien qu&apos;ils partagent une m&#xea;me vision id&#xe9;ologique de l&apos;expansion. On peur entendre, &#xe0; la m&#xea;me &#xe9;poque, autant les exhortations de Mgr Tach&#xe9; &#xe0; partir vers le Nord-Ouest qu&apos;il a contribu&#xe9; &#xe0; &#xe9;vang&#xe9;liser, que celles des cur&#xe9;s pr&#xea;chant le rapatriement au Qu&#xe9;bec des effectifs canadiens-fran&#xe7;ais en Nouvelle-Angleterre. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sexyblog.org/rencontres-gratuites/&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; color=&quot;#ffffff&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Rencontres Gratuites&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;L&apos;image encore floue dans &lt;em&gt;Charles Gu&#xe9;rin&lt;/em&gt; est transparente dans l&apos;ouvrage de Lafl&#xe8;che. Il justifie, entre autres, les pr&#xe9;tentions nationales des Canadiens fran&#xe7;ais ; il s&apos;appuie m&#xea;me sur la symbolique mythique pour sa d&#xe9;monstration, alliant le religieux au politique, de fa&#xe7;on inali&#xe9;nable. Quoiqu&apos;il en soit, ces deux th&#xe8;mes mythiques, ou plut&#xf4;t ces deux variations du m&#xea;me th&#xe8;me id&#xe9;ologique se comprennent si on les r&#xe9;f&#xe8;re &#xe0; la rationalisation faite autour de l&apos;occupation, de l&apos;enracinement, du cramponnement au sol. Le discours de Cartier, cit&#xe9; plus haut, est un bon exemple de la rh&#xe9;torique d&apos;un patriote &#xab; repenti &#xbb; apr&#xe8;s l&apos;&#xe9;chec de 1837-38 et la menace de l&apos;assimilation inscrite dans le rapport Durham. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 28 Apr 2006 14:12:14 GMT</pubDate></item></channel></rss>